Pourquoi se choisir et se prioriser est essentiel quand on veut se lancer à son compte… et pourquoi ce n’est pas de l’égoïsme.

Quand j’ai voulu me lancer à mon compte, j’ai fait une erreur très naturelle : j’ai parlé de mon projet à ma famille. C’est normal, quand on est enthousiaste, qu’on a une idée, on a envie de partager ça avec les personnes proches de nous.

Mais sans m’en rendre compte, je me suis retrouvée submergée par des doutes… qui ne venaient même pas de moi.

Ces doutes étaient liés à leurs propres projections, à leurs peurs, à leurs limites. Et bien sûr, ce n’était pas méchant de leur part. Mais ça m’a fait comprendre quelque chose d’important : quand tu partages ton projet, la plupart du temps, les gens pensent d’abord à eux avant de penser à toi.

Quand tu leur expliques ce que tu veux faire, ils ne se projettent pas dans ta vision. Ils se projettent dans la leur. Avec leurs peurs, leurs croyances, leurs limites.

Et sans s’en rendre compte, ils te les transmettent comme si c’étaient les tiennes.

Ils vont te dire que ce n’est pas une bonne idée, que ce n’est pas fait pour toi, que tu risques de ne pas réussir. Surtout si tu veux te lancer à ton compte. Ils vont te parler de sécurité, de salaire fixe, de stabilité.

Alors que toi, tu as une vision totalement différente.

Tu sais que ce ne sera pas forcément facile, mais tu vois aussi tout ce que ça peut t’apporter : plus de liberté, plus de flexibilité, plus de temps pour toi, pour ta famille. Tu n’as plus envie de partir tôt le matin et rentrer tard le soir, de vivre au rythme d’un travail qui ne te correspond pas.

Avec du recul, j’ai compris une chose essentielle : le projet que je voulais construire, c’était pour moi. Pas pour ma famille. Pas pour mes proches.

Et à un moment donné, j’ai dû apprendre à me choisir.

Parce que si je laissais leurs avis et leurs projections prendre le dessus, je n’allais jamais y arriver.

Et c’est exactement ce qui s’est passé.

Après quelques mois dans mon lancement, j’ai fini par abandonner. J’étais remplie de doutes, influencée par tout ce que j’avais entendu.

Mais deux ans plus tard, j’ai pris conscience de quelque chose qui a tout changé.

Pendant que moi, j’avais mis mon projet de côté… eux, ils continuaient leur vie. Ils avançaient dans leurs propres choix, dans des projets qui leur correspondaient à eux.

Et là, j’ai compris.

Se prioriser n’a rien d’égoïste.

Ce n’est pas être méchant. Ce n’est pas ignorer les autres. Ce n’est pas ne pas prendre en compte ce qu’on te dit.

C’est simplement choisir de prendre en compte tes propres besoins.

On n’a pas tous les mêmes envies, pas les mêmes rêves, pas les mêmes ambitions. Et c’est totalement OK.

Ce n’est pas parce que ton projet ne correspond pas aux attentes de ton entourage qu’il est mauvais.

Et ce n’est pas parce que tu te choisis que tu manques de considération pour les autres.

Tu as le droit d’avoir tes propres choix, même s’ils ne ressemblent pas à ceux des autres.

En réalité, se choisir, c’est aussi une manière de s’accepter. De reconnaître qui tu es, ce que tu veux, et ce dont tu as besoin.

Le problème, c’est que quand tu partages tes projets à des personnes qui n’ont pas les mêmes visions, elles vont souvent te renvoyer leurs peurs. Pas parce qu’elles veulent te freiner, mais parce qu’elles ont elles-mêmes peur de sortir de leur zone de confort.

Et inconsciemment, elles pensent t’aider… alors que ça te freine.

Alors que toi, quand tu partages ton projet, tu espères du soutien, de l’encouragement, quelqu’un qui croit en toi.

Pas quelqu’un qui te ramène à ses propres limites.

Donc si tu lis cet article jusqu’ici, retiens vraiment ça :

Te choisir et te prioriser n’est pas un acte d’égoïsme. C’est un acte d’amour envers toi-même.

C’est écouter tes besoins, tes ressentis, tes envies.

De la même manière que tu es capable de penser aux autres, de les soutenir, de les conseiller… tu as le droit de faire la même chose pour toi.

Si tu ressens le besoin de travailler depuis chez toi, c’est légitime. Si tu as envie d’autre chose, c’est légitime.

Tu as le droit de choisir ce qui te correspond.

Et avec le temps, tu verras que les choses changent.

Les mêmes personnes qui doutaient au début pourront être celles qui te diront plus tard que tu as bien fait.

C’est humain. On finit souvent par reconnaître ce qui fonctionne… même si on n’y croyait pas au départ.

Alors n’oublie pas : ce n’est pas parce que quelqu’un doute pour toi que tu dois douter de toi.

Et si tu veux aller plus loin, j’ai aussi écrit un article qui s’intitule « Pourquoi j’ai arrêté de parler de mes projets à tout le monde (même à mes proches) ». Il pourra t’aider à mieux comprendre quoi partager, à quel moment, et pourquoi c’est important de protéger son projet au début.

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